Les Indes Noires

Jules Verne

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Elektronická kniha: Jules Verne – Les Indes Noires (jazyk: Francouzština)

Katalogové číslo: verne12 Kategorie:

Popis

E-kniha Jules Verne: Les Indes Noires

Anotace

O autorovi

Jules Verne

[8.2.1828-24.3.1905] Jules Verne, francouzský spisovatel a dramatik, jeden z nejpřekládanějších francouzsky píšících autorů vůbec, přichází na svět 8. února roku 1828 v Nantes jako syn advokáta. V mládí Verne studuje práva v Nantes a poté v Paříži, po studiích pak pracuje na burze. Literární ambice má Jules Verne již od mládí, do světa literatury ho jako tajemníka pařížského Théatre lyrique...

Jules Verne: životopis, dílo, citáty

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VIII

Un coup de dynamite

L’experience annoncée par le vieil overman avait réussi. L’hydrogčne protocarboné, on le sait, ne se développe que dans les gisements houillers. Donc, l’existence d’un filon du précieux combustible ne pouvait ętre mise en doute. Quelles étaient son importance et sa qualité ? on les déterminerait plus tard.

Telles furent les conséquences que l’ingénieur déduisit du phénomčne qu’il venait d’observer. Elles étaient en tout conformes ŕ celles qu’en avait déjŕ tirées Simon Ford.

« Oui, se dit James Starr, derričre cette paroi s’étend une couche carbonifčre que nos sondages n’ont pas su atteindre ! Cela est fâcheux, puisque tout l’outillage de la mine abandonnée depuis dix ans, est maintenant ŕ refaire ! N’importe ! Nous avons retrouvé la veine que l’on croyait épuisée, et, cette fois, nous l’exploiterons jusqu’au bout !

— Eh bien, monsieur James, demanda Simon Ford, que pensez-vous de notre découverte ? Ai-je eu tort de vous déranger ? Regrettez-vous cette derničre visite faite ŕ la fosse Dochart ?

— Non, non, mon vieux compagnon ! répondit James Starr. Nous n’avons pas perdu notre temps, mais nous le perdrions maintenant, si nous ne retournions immédiatement au cottage. Demain, nous reviendrons ici. Nous ferons éclater cette paroi ŕ coups de dynamite. Nous mettrons au jour l’affleurement du nouveau filon, et, aprčs une série de sondages, si la couche paraît ętre importante, je reconstituerai une Société de la Nouvelle Aberfoyle, ŕ l’extręme satisfaction des anciens actionnaires ! Avant trois mois, il faut que les premičres bennes de houille aient été extraites du nouveau gisement !

— Bien parlé, monsieur James ! s’écria Simon Ford. La vieille houillčre va donc rajeunir, comme une veuve qui se remarie ! L’animation des anciens jours recommencera avec les coups de pioche, les coups de pic, les coups de mine, le roulement des wagons, le hennissement des chevaux, le grincement des bennes, le grondement des machines ! Je reverrai donc tout cela, moi ! J’espčre, monsieur James, que vous ne me trouverez pas trop vieux pour reprendre mes fonctions d’overman ?

— Non, brave Simon, non, certes ! vous ętes resté plus jeune que moi, mon vieux camarade !

— Et, que saint Mungo nous protčge ! vous serez encore notre « viewer » ! Puisse la nouvelle exploitation durer de longues années, et fasse le Ciel que j’aie la consolation de mourir sans en avoir vu la fin ! »

La joie du vieux mineur débordait. James Starr la partageait tout entičre, mais il laissait Simon Ford s’enthousiasmer pour deux.

Seul, Harry demeurait pensif. Dans son souvenir reparaissait la succession des circonstances singuličres, inexplicables, au milieu desquelles s’était opérée la découverte du nouveau gisement. Cela ne laissait pas de l’inquiéter pour l’avenir.

Une heure aprčs, James Starr et ses deux compagnons étaient de retour au cottage.

L’ingénieur soupa avec grand appétit, approuvant du geste tous les plans que développait le vieil overman, et, n’eűt été son impérieux désir d’ętre au lendemain, jamais il n’aurait mieux dormi que dans ce calme absolu du cottage.

Le lendemain, aprčs un déjeuner substantiel, James Starr, Simon Ford, Harry et Madge elle-męme reprenaient le chemin déjŕ parcouru la veille. Tous allaient lŕ en véritables mineurs. Ils emportaient divers outils et des cartouches de dynamite, destinées ŕ faire sauter la paroi terminale. Harry, en męme temps qu’un puissant fanal, prit une grosse lampe de sűreté qui pouvait brűler pendant douze heures. C’était plus qu’il ne fallait pour opérer le voyage d’aller et de retour, en y comprenant les haltes nécessaires ŕ l’exploration, — si une exploration devenait possible.

« A l’œuvre ! » s’écria Simon, lorsque ses compagnons et lui furent arrivés ŕ l’extrémité de la galerie.

Et sa main saisit une lourde pince qu’elle brandit avec vigueur.

« Un instant, dit alors James Starr. Observons si aucun changement ne s’est produit et si le grisou fuse toujours ŕ travers les feuillets de la paroi.

— Vous avez raison, monsieur Starr, répondit Harry. Ce qui était bouché hier pourrait bien l’ętre encore aujourd’hui ! »

Madge, assise sur une roche, observait attentivement l’excavation et la muraille qu’il s’agissait d’éventrer.

Il fut constaté que les choses étaient telles qu’on les avait laissées. Les fissures des feuillets n’avaient…