Robur-le-Conquerant

Jules Verne

69 

Elektronická kniha: Jules Verne – Robur-le-Conquerant (jazyk: Francouzština)

Katalogové číslo: verne16 Kategorie:

Popis

E-kniha Jules Verne: Robur-le-Conquerant

Anotace

O autorovi

Jules Verne

[8.2.1828-24.3.1905] Jules Verne, francouzský spisovatel a dramatik, jeden z nejpřekládanějších francouzsky píšících autorů vůbec, přichází na svět 8. února roku 1828 v Nantes jako syn advokáta. V mládí Verne studuje práva v Nantes a poté v Paříži, po studiích pak pracuje na burze. Literární ambice má Jules Verne již od mládí, do světa literatury ho jako tajemníka pařížského Théatre lyrique...

Jules Verne: životopis, dílo, citáty

Další informace

Autor

Jazyk

Žánr

,

Název originálu
Jazyk originálu

Formát

ePub, MOBI, PDF

Recenze

Zatím zde nejsou žádné recenze.

Buďte první, kdo ohodnotí „Robur-le-Conquerant“

Vaše e-mailová adresa nebude zveřejněna. Vyžadované informace jsou označeny *

VII

Dans lequel Uncle Prudent et Phil Evans refusent encore de se laisser convaincre.

Le président du Weldon-Institute était stupéfait, son compagnon abasourdi. Mais ni l’un ni l’autre ne voulurent rien laisser paraître de cet ahurissement si naturel.

Le valet Frycollin, lui, ne dissimulait pas son épouvante ŕ se sentir emporté dans l’espace ŕ bord d’une pareille machine, et il ne cherchait point ŕ s’en cacher.

Pendant ce temps, les hélices suspensives tournaient rapidement au-dessus de leurs tętes. Si considérable que fűt alors cette vitesse de rotation, elle eűt pu ętre triplée pour le cas oů l’Albatros aurait voulu atteindre de plus hautes zones.

Quant aux deux propulseurs, lancés ŕ une allure assez modérée, ils n’imprimaient ŕ l’appareil qu’un déplacement de vingt kilomčtres ŕ l’heure.

En se penchant en dehors de la plate-forme, les passagers de l’Albatros purent apercevoir un long et sinueux ruban liquide qui serpentait, comme un simple ruisseau, ŕ travers un pays accidenté, au milieu de l’étincellement de quelques lagons obliquement frappés des rayons du soleil. Ce ruisseau, c’était un fleuve, et l’un des plus importants de ce territoire. Sur la rive gauche se dessinait une chaîne montagneuse dont la prolongation allait ŕ perte de vue.

« Et nous direz-vous oů nous sommes? demanda Uncle Prudent d’une voix que la colčre faisait trembler.

— Je n’ai point ŕ vous l’apprendre, répondit Robur.

— Et nous direz-vous oů nous allons? ajouta Phil Evans.

— A travers l’espace.

— Et cela va durer?...

— Le temps qu’il faudra.

— S’agit-il donc de faire le tour du monde? demanda ironiquement Phil Evans.

— Plus que cela, répondit Robur.

— Et si ce voyage ne nous convient pas?... répliqua Uncle Prudent.

Il faudra qu’il vous convienne!

Voilŕ un avant-goűt de la nature des relations qui aillaient s’établir entre le maître de l’Albatros et ses hôtes, pour ne pas dire ses prisonniers. Mais, manifestement, il voulut tout d’abord leur donner le — temps de se remettre, d’admirer le merveilleux appareil qui les emportait dans les airs, et, sans doute, d’en complimenter l’inventeur. Aussi affecta-t-il de se promener d’un bout ŕ l’autre de la plate-forme. Libre ŕ eux d’examiner le dispositif des machines et l’aménagement de l’aéronef, ou d’accorder toute attention au paysage dont le relief se déployait au-dessous d’eux.

« Uncle Prudent, dit alors Phil Evans, si je ne me trompe, nous devons planer sur la partie centrale du territoire canadien. Ce fleuve qui coule dans le nord-ouest, c’est le Saint-Laurent. Cette ville que nous laissons en arričre, c’est Québec. »

C’était, en effet, la vieille cité de Champlain, dont les toits de fer-blanc éclataient au soleil comme des réflecteurs. L’Albatros s’était donc élevé jusqu’au quarante-sixičme degré de latitude nord — ce qui expliquait l’avance prématurée du jour et la prolongation anormale de l’aube.

Oui, reprit Phil Evans, voilŕ bien la ville en amphithéâtre., la colline qui porte sa citadelle, ce …